2017 aura été, à bien des égards, une année de transition et de bouleversements politiques. Les partis traditionnels ont été balayés par une vague de dégagisme sans précédent, abandonnant Emmanuel Macron seul sur le trône de france, sans réelle opposition politique ni contre-pouvoir citoyen. 

Au-delà d’une campagne présidentielle affligeante et d’une victoire par défaut, souhaitons au moins que 2017 soit la dernière où il ne sera pas permis de refuser les candidats qui se présentent. 

 

En tournant la page de 2017, c'est aussi un chapitre important de mon engagement qui s’achève. En effet, ce premier cycle de 7 ans de militantisme au cours duquel j’aurai contribué à faire évoluer les mentalités sur la question du vote blanc, est arrivé à son terme.

 

Au cours de ces 7 années, j’ai parcouru la France pour venir à votre rencontre et partager avec vous les valeurs démocratiques que nous souhaitions défendre. 

Boulogne-sur-Mer, St Etienne, Nantes, Grenoble, Lille, Dijon, Paris, Avignon, Vendôme, Cherbourg, Toulouse, Lyon, Brest, Nice, Poitiers…autant de villes-étapes dans lesquelles nous avons jeté les bases d’une citoyenneté active.

Je garde en mémoire chacune de ces formidables rencontres et la chaleur de votre accueil. 

 

Au cours de ces 7 années, je suis intervenu dans des universités, des Maisons de quartier ou des Centres culturels pour répondre aux questions d’une jeunesse lucide, parfois désabusée, mais toujours concernée par les enjeux démocratiques du vote blanc.

Agissant tel un ambassadeur au service d’un outil démocratique auquel mon nom est aujourd'hui associé, je suis intervenu à de nombreuses reprises dans les médias (1), ai participé à des colloques à l’Assemblée nationale (2) et ai été reçu à l’Elysée (3) pour plaider en faveur d’une démocratie renouvelée.

 

Ce travail de communication et de pédagogie à porté ses fruits. 

 

Alors qu’en 2011 le vote blanc n’était soutenu que par 69% de la population, les dernières estimations de l’Ifop le créditent aujourd'hui de 85% d’opinions favorables. Un plébiscite confirmé par la pétition lancée en 2016 sur Change avec près de 300.000 signataires enregistrés à ce jour.

 

Côté parlement, une loi a été adoptée en février 2014. Une loi certes insuffisante mais une première étape, la seule qui ait aboutie depuis 25 ans, et ce malgré la 30aine de propositions demeurées jusque-là sans suite par le législateur. Nul doute, au vue de la teneur des débats parlementaires auxquels j’ai pu assister, que le lobbying actif exercé avec le Parti du Vote Blanc aura été déterminant dans l’adoption de la première loi reconnaissant enfin le vote blanc comme une opinion et non plus comme un vote nul. 

 

En 2017, l’influence du PVB a eu des répercussions jusque dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle. En effet, 8 des 11 candidats au 1er tour ont  intégré la reconnaissance du vote blanc dans leur catalogue de promesses. 

Ils n’étaient que 2 à l’évoquer en 2012…

 

Pendant 7 ans, accompagné d’un noyau d’irréductibles hyperactifs à qui je veux rendre hommage, et soutenu par les centaines de bénévoles qui l’ont défendu à mes cotés, je me suis consacré de manière exclusive à défendre ce droit au désaccord, mère de toutes les réformes démocratiques. 

Mais après un septennat passé au service d’un outil de contestation constructive, le temps est venu d’élargir le cadre de ma réflexion et de formuler les propositions concrètes qui permettront la mise en oeuvre d’une véritable démocratie, citoyenne et participative.

 

Avec le vote blanc pour étendard, symbole de neutralité et d’indépendance, c’est bien d’une refonte globale de l’institution démocratique à laquelle je souhaite désormais me consacrer.

 

Que 2018 soit placée sous le signe du renouveau et de l’engagement !

 

Très bonne année à toutes et à tous.

 

Bien amicalement,

 

 

(1) https://www.youtube.com/watch?v=ZschkS_0rvs&feature=youtu.be

(2) http://www.synopia.fr/wp-content/uploads/2017/01/Actes-17-10.pdf

(3) https://www.au-pays-des-souris.org/elysee

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