Publié le 2 juillet 2017

Aux actes, Citoyens !

« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ! »

Cette déclaration pleine de bon sens de J.F. Kennedy illustre parfaitement le sens d’être un citoyen actif, c'est-à-dire de ne pas se contenter d’aller voter à chaque fois qu’il est convoqué mais de participer activement à la vie politique du pays. 

Nous avons été conditionnés à penser que nous devions remettre notre sort entre les mains des politiciens. Nous avons pris la mauvaise habitude de nous en remettre à eux. Pourtant, n’est-il pas de notre devoir, à nous citoyens, de prendre en main notre destin politique, de limiter le pouvoir de cette élite politicienne qui écrit les règles du jeu tout en s’en exonérant, qui verrouille le débat en cumulant les mandats et qui maintient l’électeur dans l’impuissance, la division et la désinformation ?

 

N’est il pas de notre responsabilité de participer au débat, de proposer, de contredire, d’empêcher, d’inventer, d’imaginer, de soutenir, de nous organiser, de créer, de construire…en un mot : d’agir ? Depuis trop longtemps nous élisons une figure emblématique, un héros charismatique, une icône en laquelle nous voulons croire pour nous sauver, nous, simples électeurs. C’est là notre première et notre plus grande erreur car le ‘’Messie’’ politique n’existe pas. Non, car c’est bien un système tout entier qu’il faut avoir le courage de repenser.  Non, car il ne suffit pas de remplacer la tête de proue du navire pour en changer le cap.

Ce dont la France a besoin n’est pas d’un simple changement de visage, mais d’un projet collectif dans lequel chacun d’entre nous pourra participer. La politique est l’affaire de tous. Nous sommes tous concernés. Il appartient à chacun d’entre nous d’agir.

 

Il faut en finir avec ces pratiques d’un autre temps.

 

Le citoyen ne peut et ne doit être pris en otage par ses élus. C’est malheureusement le cas en France. Les pouvoirs sont monopolisés par une classe politique clanique qui s’arroge tous les droits et ne respecte pas une grande partie de ses devoirs. Ainsi, pour marquer sa désapprobation, l’électeur n’a que deux solutions, soit s’abstenir lors des scrutins - ce que beaucoup font - soit voter contre la majorité en place. Ceci a pour effet de créer cette alternance stérile que nous connaissons et qui ne solutionne rien. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, il est indispensable de réformer l’ensemble d’un système politique confiscatoire qui exclut le citoyen du processus de prise de décision et entretient son impuissance face à la prédominance des partis.

 

‘’On ne résout pas un problème avec ceux qui l’on créé’’ disait Einstein. C’est pourtant sur cette maxime que repose tout notre système politique. 40 ans d’alternance Droite/Gauche, 40 ans de débat stérile, d’opposition de façade qui n’ont pour résultat que le maintient d’un système économique devenu une machine à exclure les citoyens. Bien entendu, puisque la classe politique, dans son ensemble, n’a pas vocation à scier la branche sur laquelle elle est confortablement assise, c’est au citoyen de reprendre sa place comme pierre de voûte de l’édifice démocratique. Encore faut-il qu’il prenne conscience du pouvoir qui est le sien et qu’il agisse en conséquence.

Il ne s’agit pas de prôner la révolution du peuple. Il ne s’agit pas non plus de bannir les formations politiques de l’exercice du pouvoir. Elles sont à la fois force de proposition et de mise en application concrète des décisions dans les rouages trop complexes du mille-feuille administratif dont la France à le secret. Il s’agit simplement de créer un vaste rassemblement de volontaires courageux et déterminés qui ont compris que la France avait besoin d’eux pour se moderniser et changer radicalement de cap. Un rassemblement impliquant la société civile, sans dogmatisme, sans idéologie, mais avec obstination et pragmatisme. Un rassemblement certes difficile à former dans un tel contexte de défiance politique, mais combien nécessaire pour faire admettre à nos gouvernants que les Français en ont assez, qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils veulent d’autres méthodes, d’autres outils, une autre politique que celle actuellement imposée à tous. Un élan responsable, en faveur d’un indispensable changement de système politique et dont la puissance populaire renversera l’immobilisme structurel que nous subissons.

 

Sans ce mouvement salutaire, sans l’union de citoyens lucides, actifs, décidés à faire bouger la France, rien ne changera sur le fond, rien ne changera sur la forme. La France continuera à subir sans pouvoir agir.

 

Il faut savoir ce que l’on veut. Se plaindre ne sert à rien, s’indigner ne suffit pas. Seule l’action peut être porteuse d’évolutions fructueuses et constructives. Il nous appartient, à chacun d’entre nous, de prendre notre part de responsabilité et d’entrer en action en redonnant ses lettres de noblesse à l'action politique.

 

Mobilisons-nous, engageons-nous !

Changeons les règles si nous voulons changer la société dans laquelle nous vivons.

 

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